Introduction
Entre la fin du mois d'avril 2011 et la première quinzaine du mois de juin 2011, 65 enfants de troisième maternelle de deux écoles ordinaires (non spécialisées) ont été testés. Les tests ont été effectués par Sally Kemp, étudiante en 1er master de psychologie à l'UCL et stagiaire au Centre PMS libre d'Ottignies/LLN durant le second semestre de l'année 2010-2011, ainsi que par l'auteur du test.
La première école (« A ») comprend une seule classe (A1) — résultats complets pour 17 enfants sur 18. La deuxième école (« B ») comprend deux classes (B1 et B2) — résultats complets pour la totalité des 48 enfants, dont 24 dans chaque classe.
Même si les résultats donnent un aperçu des compétences attendues chez les enfants de troisième maternelle, l'échantillon testé n'est pas significatif, au sens statistique du terme, de l'ensemble des enfants de troisième maternelle.
Par « résultats complets », on entend : les résultats à un test de dépistage de troisième maternelle, les résultats détaillés aux différents sous-tests de MathEval, et l'appréciation globale de l'enseignant quant au niveau général de l'enfant.
Tests de troisième maternelle
La partie collective du test d'Inizan (version 2000) a été administrée aux enfants de la classe A1 — une batterie prédictive de l'apprentissage de la lecture, qui ne comporte aucune question mettant en jeu les prérequis mathématiques. Le nombre d'enfants ayant passé ce test en 2011 étant insuffisant pour des conclusions statistiques, l'analyse inclut aussi, en parallèle, une cinquantaine d'enfants testés en 2009 et 2010 avec le même test.
Un test expérimental, conçu par l'un des centres PMS libres du Brabant wallon, a été administré aux enfants des deux classes de l'école B. Deux de ses sous-tests ont un lien avec les mathématiques : l'un évalue le concept de nombre, l'autre la connaissance du vocabulaire spatial.
Appréciation globale de l'enseignant
Afin d'évaluer la validité des tests utilisés (MathEval, Inizan, test expérimental) en référence à un critère externe, chaque enseignant a été invité, à l'image de la démarche des auteurs du Tedi-Math, à classer les élèves de sa classe en trois catégories :
- « Faibles » — n'ont pas atteint les objectifs généraux (hors comportement) du programme de 3ème maternelle et ne semblent pas prêts à aborder sereinement la 1ère primaire ;
- « Moyens » — ont acquis, sans plus, les objectifs de fin de 3ème maternelle ;
- « Forts » — sont en avance par rapport aux objectifs du programme.
Cette appréciation concerne le niveau supposé de l'enfant pour l'ensemble des apprentissages, pas les seules compétences mathématiques — les apprentissages n'étant pas encore formalisés en maternelle, il est en effet très difficile pour les enseignants de ventiler les compétences par matière.
Les groupes 1, 2 et 3 comprennent respectivement environ 10%, 75% et 15% des enfants (la consigne ne fixait aucun pourcentage a priori). Pour certaines analyses nécessitant de grouper les enfants selon leurs résultats à MathEval ou aux épreuves de dépistage, les pourcentages de chaque groupe ont été calés sur ceux issus de l'appréciation de l'enseignant.
